Il y a encore quelques jours, mon téléphone était un Palm Tréo Pro. Malgré tout ce que je pouvais reprocher à ce mobile, il était en novembre dernier le seul à conjuguer un design monobloc, un clavier azerty, le GPS et l’HSDPA. Aujourd’hui, suite à un échange en bonne et due forme avec Buster, j’ai tourné la page Tréo Pro pour m’équiper avec le Samsung C6625, un nouveau Smartphone GPS abordable.

Le C6625 coûte un peu moins de 250 euros, la dernière fois que j’ai acheté un téléphone GPS à ce prix c’était le décevant Toshiba G710. Ce dernier n’avait pour lui ni la qualité de fabrication, ni la rapidité d’exécution. Pour le même prix j’avais donc peur de vivre une expérience comparable avec le C6625, heureusement, le modèle de Samsung présentait sur le papier des caractéristiques plus rassurantes avec un processeur à 393 Mhz, 256 mo de Rom et 128 de Ram, un écran de 2,6” de 320×240, la compatibilité avec l’HSDPA, un capteur photo de 2 mp, le Bluetooth 2.0, une puce GPS compatible A-GPS et la radio avec RDS. Tout cela dans un peu plus de 100 gr et moins de 12 mm d’épaisseur. Seul le Wifi est absent mais pour ce prix il faut savoir faire quelques concessions.
Dans sa catégorie, il y a également le HTC Snap (Maple 100) qui s’apprête à sortir. L’arrivée de ce modèle témoigne de l’intérêt que porte encore HTC pour ce format de mobile que la société n’avait pas mis en avant depuis le Cavalier.
Je ne peux pas nier que l’HTC soit plus sexy que le Samsung C6625. Les quelques photos qui circulent sur Internet permettent déjà d’apprécier ses formes arrondies, son revêtement doux au toucher, et l’allure confortable de son clavier. J’aurais pu attendre sa sortie, mais c’est en consultant les fiches de Pdadb.net que je me suis convaincu de passer au C6625 grâce à son écran un poil plus grand (On a beau dire, 0,2” suffisent à tout changer), et la présence de la radio que le HTC Snap ne possèderait pas (Ce qui me surprend pour un mobile HTC.)
Autre point intéressant sur lequel je ne me penche qu’aujourd’hui, le DAS ou Débit d’Absorption Spécifique qui donne un indice de la puissance des ondes qu’un téléphone mobile vous balance en pleine tête. J’apprends que la norme française interdit à la vente les mobiles dont le DAS dépasse les 2 W/Kg. Le Samsung C6625 atteint les 0,661 W/Kg. A titre de comparaison, le DAS du Palm Tréo Pro est de 1,5 W/Kg. Lorsque l’on consulte les différentes informations disponibles sur Internet, on constate que les deux grandes marques qui réuniraient le plus grand nombre de mobiles dont les DAS sont les plus faibles seraient LG et Samsung. Il semble donc que je sois en bonne compagnie.
Pour 250 euros, il ne faut pas s’attendre à ce que Samsung mette les petits plats dans les grands, le C6625 est donc livré dans un toute petite boite accompagné du strict minimum avec un adaptateur secteur, un câble USB, un kit mains-libres stéréo, une batterie, un cd d’installation, un petit guide de démarrage rapide et le livret de garantie.
Après avoir déballé ces quelques accessoires, deux éléments me rendent triste. Premièrement, les écouteurs de qualité tout juste bonne à … tout juste bonne, sont faits d’un seul tenant, il faudra donc dénicher un adaptateur pour relier un casque standard sur le C6625. Deuxièmement, l’adaptateur – un point qui commence à me fâcher à une époque où tout les constructeurs sont prêts à se mettre d’accord pour standardiser les adaptateurs secteur – est lui aussi fait d’un seul tenant. Samsung aurait pu utiliser un câble USB et un adaptateur muni intelligemment d’une prise USB comme on peut le trouver sur des copies chinoises, mais non, Samsung tient également à nous refourguer son adaptateur muni de son port propriétaire.
Hey Samsung ! Et si tu nous sortais un mobile avec un clavier propriétaire, un clavier vwerty par exemple ou encore ozerty ! Va pas nous pourrir la vie, un Apple c’est déjà de trop.
“Entrée de gamme”, c’est la première impression que m’a donné le C6625, la faute aux matériaux qui font un peu imitation. Au dos de l’appareil, la partie basse de type soft-touch n’est pas aussi douce et accrocheuse que du vrai soft-touch. La partie haute en matière plastique plus classique semble relativement sensible aux chocs et aux rayures. Côté clavier, là-aussi les plastiques font un peu cheap, le téléphone est si léger que j’avais la sensation idiote d’avoir des touches creuses sous les doigts. Pourtant, si j’ai déjà vu mieux niveau qualité des matériaux, la qualité de finition quant à elle est irréprochable. C’est le Nokia E71 qui a été le dernier mobile à me surprendre à ce niveau là, le C6625 lui ravi aujourd’hui cette place grâce à quelques détails qui font oublier la légèreté des matériaux et le rendent très agréable à prendre en main.
L’assemblage du C6625 ne souffre d’aucun défaut, d’aucun jeu, d’aucun problème d’alignement des pièces. Son aspect très sobre, limite austère, est cassé par les éléments bicolores de la coque qui s’entremêlent discrètement sur ses tranches.
Au dos, l’objectif de l’appareil photo ainsi que le petit miroir qui l’accompagne sont encadrés d’une pièce en métal brossé (ou imitation métal brossé je ne saurais dire), un choix judicieux pour cet élément sur lequel le téléphone reposera la plupart du temps, sans que cela n’occasionne sur lui des traces d’usure trop visibles.
En façade on retrouve l’écouteur qui fait également office de haut-parleur, ce qui n’est pas plus mal pour le guidage vocal, et à gauche de celui-ci le capteur de luminosité et la caméra dédiée à la visiophonie.
A droite, l’attache pour les fans de straps et le port Samsung propriétaire et sa protection qui ne résistera peut-être pas à un mouvement brusque (désolé pour les photos à l’envers). Dommage que Samsung ait placé cette prise sur la tranche du mobile, cette disposition rend l’utilisation des écouteurs inconfortable et ne permet pas d’envisager la sortie d’une station de recharge et de synchronisation.
Au sommet de l’appareil, un bouton d’alimentation fait apparaître d’une pression courte l’habituelle liste de raccourcis permettant de contrôler son état. Enfin, sur la tranche gauche se trouvent la lecteur de carte mémoire externe lui aussi possédant sa protection, et les boutons de contrôle du volume qui offrent la possibilité de zoomer où que l’on soit dans le système à l’aide d’une pression longue.
La partie navigation du clavier est elle aussi assez soignée. Toutes les touches ou presque sont de formes et de tailles différentes, et disposées de telle manière qu’il est, (j’ai envie de dire) impossible de se tromper lorsque l’on est concentré sur l’écran. Les touches argentées sont bombées, les autres sont creusées, les distinguant d’autant plus les unes des autres, et toutes répondent à la perfection. Je ne peux chipoter que sur l’effet un rien “bijou fantaisie” des touches argentées.
Pas plus de 110 gr sur la balance et à peine plus grand qu’un porte-cartes, les mensurations du C6625 le rendent très compact. Malgré son contours qui tiennent plus de la brique que du galet, il ne donne pas l’impression de tenir un pavé dans la main et se fait oublier dans la poche grâce à sa finesse.
Si mon clavier de référence reste pour le moment celui du Nokia E71, le clavier du C6625 tient sans problème la comparaison. Il n’est pas aussi confortable mais son utilisation n’est pas fatiguante pour les pouces, les touches répondent bien et sont suffisamment espacées. Ainsi, les fautes de frappe sont très rares, je suis loin d’éprouver les difficultés que j’avais à utiliser le clavier du Palm Tréo Pro qui me crispait les pouces. Ceci dit il faut s’habituer à une nouvelle disposition des caractères secondaires qui change d’un appareil à l’autre. Sur le C6625 j’aurais par exemple préféré que l’arobas prenne la place du signe plus, et que ce dernier se rapproche des autres opérateurs.
Ce clavier à l’avantage de posséder de nombreuses touches, les raccourcis sont donc nombreux avec une touche pour ouvrir le navigateur Internet, une pour l’appareil photo ou encore pour la messagerie.

Fait assez rare, on compte deux raccourcis pour les caractères spéciaux, un qui permet d’accéder directement aux variantes accentuées d’un caractère (Le maintenir avant de choisir une lettre) et l’autre qui ouvre un tableau de tous les caractères spéciaux disponibles. De plus, les raccourcis ont généralement deux fonctions selon que l’on applique dessus une pression courte ou longue, par exemple :
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Une pression longue sur le raccourci photo ouvre l’appareil photo, alors qu’une pression courte renvoi vers le gestionnaire de contenu,
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Une pression longue sur le bouton de retour à l’écran d’accueil ouvre le gestionnaire de tâches,
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Une pression longue toujours, sur la barre d’espace, active le mode silencieux.
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Le bouton sym permet avec une pression courte de choisir le mode de saisie (Abc, 123, T9, etc…), et affichera le tableau des caractères spéciaux à l’aide d’une pression longue,
Comme on peut le voir sur les photos ci-dessus, le clavier est très légèrement courbé, ou du moins en donne l’impression en raison des touches centrales un rien plus haute que leurs voisines qui rapetissent à mesure que l’on se rapproche des bords du clavier. Par ailleurs, le rétro-éclairage est lui aussi excellent, aucune touches ne reste dans l’ombre. A gauche, on peut constater le dépassement des touches par rapport à la coque.
\\ CÔTÉ LOGICIEL, SAMSUNG N’A PAS LÉSINÉ
Je n’avais jamais eu de Smartphone Samsung tournant sous Windows Mobile auparavant, et bien que je connaisse le travail effectué sur le i900, je ne me pensais pas que Samsung aurait apporté autant de personnalisations sur la version standard de Windows Mobile. Et pourtant les ajouts et autres modifications sont très nombreux et vont beaucoup plus loin que le simple thème que je découvrais sur les photos du produit.
Le thème principal intitulé TouchWiz Pro est un gros plugin semblable au carrousel de Microsoft dans son fonctionnement, où l’on fait défiler les sections de haut en bas, puis chaque option de droite à gauche, la version de Samsung apportant plus de visibilité. Ce thème n’est pas dénué d’intérêt puisqu’il donne accès à un liste de raccourcis vers les applications favorites, un aperçu assez sympa des images par défilement ou l’affichage de la pochette d’un morceau de musique alors que celle-ci n’apparaît pas lorsque l’on affiche Windows media Player lui-même. Malheureusement, ces petits plus sont vite plombés par la lenteur qui caractérise le passage d’une section à l’autre, beaucoup trop frustrante pour supporter ça bien longtemps.



Fort heureusement, Samsung propose d’autres thèmes plus discrets qui réduisent les sections à une petite barre informatives au bas de l’écran. J’aurais aimé un thème qui affiche toutes les informations utiles et nécessaires sur un seul écran, ce vers quoi va ma préférence, mais à la sortie de la boite, Samsung nous donne déjà pas mal de choix.



Sans oublier, Windows Mobile 6.1 oblige, que l’on peut choisir d’utiliser le carrousel de Microsoft plutôt bien fichu puisqu’il nous donne accès à de très nombreuses fonctions.



Au chapitre des thèmes, Samsung gratifie également Windows Media Player de 6 habillages assez sympas, animés ou non, chacun peut y trouver son compte. Tout comme les fonds d’écran utilisables sur la page d’accueil, ces thèmes sont colorés, ce qui contraste avec l’aspect très pro du C6625.



La messagerie a également eu droit à un léger lifting, et se voit dotée d’une fonction assez amusante, peut-être même pratique (Où agaçante selon l’utilisation que l’on a de la messagerie), le défilement des messages, qui affiche en page d’accueil les nouveaux messages encore non-lus. Cela prend la forme d’une petite lettre dont il est possible de choisir l’apparence, présentant la date, l’expéditeur, le titre et le début du message.


Le défilement vertical permet de sauter d’un compte de messagerie à un autre, et le défilement horizontal de passer d’un message à l’autre, avec un effet de glissement très fluide. L’aspect de cette fonction qui peut paraître gênant vient du fait que la notification ne cesse de réapparaître tant que l’on n’aura pas ouvert la messagerie elle-même, à défaut de supprimer le message directement depuis l’écran d’accueil.

Il est possible dans le menu des programmes d’afficher un filtre des applications les plus souvent utilisées avant de toutes les dérouler. Notons la présence d’une horloge mondiale joliment conçue.

Le C6625 est également équipé d’un lecteur RSS assez bien pensé. Pour avoir essayé une tripotée de ces outils, je trouve celui-ci assez bon pour ne pas avoir à en installer un autre.


On continue avec dans l’ordre, Jour J, qui permet de créer des alertes comme le jour d’un anniversaire par exemple, un lecteur de podcasts qu’il m’est impossible de juger car je ne suis pas rompu à l’utilisation des podcasts, un chronomètre et un convertisseur universel dont je me demande encore s’il est capable de se mettre à jour automatiquement sur le net.


Une application de type MusicID est également présente, Midomi. C’est joli et sympa à utiliser, mais malgré mes efforts je n’ai pu lui faire reconnaître que des titres British inside.



Côté musique toujours, la radio FM accessible depuis une interface très simple. On a droit ici au RDS pour récupérer le nom de la radio et éventuellement celui du titre en cours de diffusion (ce qui est finalement assez peu répandu).


Comme c’est toujours le cas, il sera impossible de faire fonctionner le radio sans brancher les écouteurs d’origine qui font office d’antenne. J’espère trouver rapidement un adaptateur jack 3,5mm qui me permettra de biaiser le système.
Et ça n’est pas finit ! Encore une application très utile qui vient – pour mon plus grand bonheur – répondre à un besoin que je n’avais pu satisfaire jusque là. J’ai cherché en vain un bon logiciel Windows Mobile qui me permettrait en cas d’extrême nécessité mettant en jeu la vie d’un individu qui m’est cher, de poster un article sur mon blog depuis mon Smartphone. Je n’avais trouvé que tBlogger que je n’avais pas réussi à faire fonctionner (Je ne dois franchement pas être doué). Cette recherche est terminée grâce à l’application ShoZu livrée avec le C6625.


Après une inscription qui s’effectue automatiquement depuis le mobile, il est possible de choisir parmi une liste considérable de services en ligne, celui vers lequel on souhaite envoyer du contenu. Dans mon cas j’ai choisi WordPress, et après le paramétrage d’accès à mon compte administrateur, me voilà prêt blogger en mode ultra mobilité.


Ici j’ai simplement choisi d’envoyer une photo prise avec le C6625. Il est possible d’en modifier le titre, la description mais également les tags. Ceci fait il ne reste plus qu’à envoyer, et ça fonctionne à la perfection comme en témoigne ce qui suit. Seule concession, le service ShoZu fait apparaître son logo dans la corps de l’article.

On poursuit pêle-mêle avec l’affichage de l’état de la mémoire où l’on trouve la possibilité de lancer le formatage de la carte mémoire, le gestionnaire de contenu (un genre d’explorateur consacré aux fichiers multimédia) et son lecteur d’images, et l’option de connexion via Activesync ou en tant que périphérique de stockage. Pour cette dernière fonction, le transfert reste malheureusement très lent, aucun intérêt.


Et pour finir ce passage en revue non exhaustif des entrailles du C6625, le gestionnaire de fichiers et ses deux modes d’affichage, les options de réinitialisation du mobile, et un aperçu de l’effet de zoom dont je parlais plus haut, accessible avec une pression sur l’une ou l’autre des touches de contrôle du volume.


Puisque je parle de réinitialisation de l’appareil, je suis de ceux qui apprécient le fait de pouvoir effectuer un hard reset sans l’aide d’une solution logicielle, opération qui n’est jamais ou très rarement expliquée dans le manuel d’un mobile. Cela fait souvent appel aux boutons de contrôle du volume, aux boutons de navigation ou au bouton de fin d’appel. J’ai cherché, essayé plusieurs combinaisons, et en 2 minutes c’était réglé !
Eteignez le C6625, et maintenez la touche de navigation du haut tout en le rallumant, et voilà, vous accédez au menu de réinitialisation. Rien de bien compliqué ; option 1 pour réinitialiser le système, option 2 pour ressortir du menu. Une fois l’option 1 sélectionnée, un mot de passe est demandé – 1234 ou 0000 chépu – qui confirmera à l’appareil qu’il peut supprimer toutes vos précieuses données personnelles. Au redémarrage il ne faut pas avoir peur, l’Os est en anglais, mais après l’installation automatique des fichiers de langue et un second redémarrage, on y retrouve bien la langue de Molière.
\\ L’APPAREIL PHOTO SUFFISANT POUR DES PHOTOS BLOC-NOTES
Il ne faut pas s’attendre sur ce type de téléphones mobiles à ce que l’apn fasse des merveilles. c’est déjà beaucoup de parler ici en millions de pixels pour peu qu’ils soient bien utilisés. La bonne surprise est que le menu de l’apn est agréable à prendre en main avec des raccourcis paramétrables directement accessibles avec les touches de navigation. Il est ainsi possible de passer de la photo à la vidéo en un éclair.
Parmi toutes les options disponibles, il y a bien sûr le choix de la résolution, des modes de captures assez fun comme les clichés mosaïques qui nous fait prendre 4 clichés avant de les organiser en mosaïques donc hum hum, ou le mode masque comique pour se ridiculiser entre amis ou sur Facebook.
L’équilibrage des blancs, les effets sépia ou noir et blanc, le mode nuit, des classiques indispensables.
Les options de configurations sont assez pauvres, il est heureusement possible de désactiver le son de l’obturateur, mais je regrette de ne pas y trouver le géotaggage.
En ce qui concerne la qualité des clichés, c’est tout à fait correct pour des photos bloc-notes voir plus. Les couleurs manquent un peu d’éclat et il est difficile de faire un gros plan sur un objet, mais à part ça franchement, je ne vois pas ce que l’on peut reprocher à cet appareil pour l’usage auquel il est destiné. Le résultat est plus convaincant qu’avec le Tréo Pro, les photos sont nettes alors que je bougeais un peu lorsque je les ai prises, et je n’ai même pas encore trifouillé les paramètres pour essayer d’améliorer le rendu. Je suis très satisfait des résultats de ce capteur.
\\ DES PERFORMANCES IDÉALES, UNE AUTONOMIE SAMSUNG CERTIFIED
Difficile de parler de performances quand il s’agit d’un appareil comme celui-ci, de véritables tests techniques n’apporteraient pas grand choses. Il faut dire tout de même que la réactivité du C6625 est très bonne, cet appareil est carrément véloce. Le Toshiba G710 avec ses 300 Mhz était d’une lenteur frustrante, alors que les 393 Mhz du C6625 en font un appareil bien équilibré. Hormis durant l’utilisation du thème TouchWiz Pro ou de l’ouverture de l’apn, je n’ai été gêné par aucun ralentissement.
En lecture vidéo, c’est plus mitigé. Lorsqu’il s’agit de regarder une vidéo sur Youtube, tout roule à la perfection, mais charger un divx de 700mo non ré encodé est plus périlleux. Le 6625 s’en sort pourtant assez bien. Selon le type d’encodage la lecture peut subir des saccades plus ou moins importantes mais ça reste regardable et ça peut dépanner.
Le GPS quant à lui m’a donné des sueurs. Lors de mes essais, je trouvais le premier fix à froid très long à se faire, entre 1 et 2 minutes, voir beaucoup plus dans de mauvaises conditions. Bien que compatible A-GPS, je ne voyais nulle part d’application ayant pour rôle de télécharger les éphémérides. C’est finalement enfoui dans les paramètres que j’ai trouvé le logiciel Agps Manager. Une fois la mise à jour effectuée, le changement est radical avec un premier fix réalisé en moins de 20 ou 30 secondes. Je reste tout de même dubitatif, car je ne suis pas persuadé que la mise à jour s’effectue automatiquement une fois les données arrivée à expiration.
Côté autonomie tout n’est pas rose. Il faut environ 1h20 pour faire obtenir une charge complète de la batterie sur secteur, le processus est accompagné d’une animation appelant à l’effort de patience.
La petite batterie tient ensuite dans les deux jours, un peu plus si on l’économise au mieux. Moi je tiens mes deux jours facilement en coupant le réseau la nuit, sans cela je ne suis pas tranquille, j’ai l’impression que le téléphone pourrait me lâcher à tout moment. Je me doute que ce modèle ne se vendra pas en nombre suffisant pour voir apparaître une foule d’accessoires qui lui seront dédiés, mais je croise les doigts pour avoir une batterie haute capacité.
Au quotidien, le Samsung C6625 se montre très stable, les connexions Bluetooth fonctionnent très bien qu’il s’agisse de passer des appels ou d’écouter de la musique, sans aucune coupures et toujours en offrant un son clair. Le volume de l’appareil est suffisamment puissant et le micro très sensible. L’écran très lumineux le rend tout à fait lisible en plein soleil, mais il est préférable de baisser le niveau de luminosité une fois en intérieur pour ne pas se brûler la rétine.
Je reviens également sur le revêtement vrai-faux soft-touch auquel on s’habitue très vite; Je ne cesse de prendre mon C6625 en main même si j’ai rien à lui demander, je le tripote, je le verrouille, je le déverrouille, je lui fait faire un roulé-boulé sur ma paume, le contact de ce mobile est un plaisir. Je précise également que si l’appareil photo demande quelques secondes pour démarrer, les raccourcis permettent de sauter rapidement de paramètres en paramètres, et le délai d’enregistrement d’un cliché est assez court. Ce téléphone ne se montre frustrant à aucun moment. Juste pour voir, j’ai lancé un test de débit en HSDPA. Je ne sais pas si cela est vraiment significatif car on est loin du débit maximal promis par cette norme. Plutôt que de jeter la pierre à Samsung, je vais plutôt mettre ça sur le dos du réseau Orange, d’autant que le débit ne semble pas stable du tout.
\\ EN CONCLUSION, LE MOBILE QU’IL ME FALLAIT
A mon avis, le Samsung C6625 est un excellent Smartphone qui pourrait tenir la dragée haute à l’HTC Snap s’il faisait parler un peu plus de lui. Ses défauts ne sont pas nombreux. Son autonomie est assez juste, et l’utilisation du connecteur propriétaire Samsung est une plaie, mais le C6625 m’a tellement plus que j’ai décidé de fermer les yeux sur ces inconvénients.
Il faut reconnaître que Samsung fourni un produit plutôt soigné. Les multiples ajouts et modifications apportées à Windows Mobile le rende un peu plus pratique et agréable à utiliser en camouflant au passage quelques-unes de ses lacunes. Samsung offre avec ce mobile une suite logicielle qui répond à différents types d’utilisations ; professionnelle, multimédia, ou Internet, il y a une application pour tout. Cela reste du Windows Mobile malgré tout, les personnes que le matraquage marketing a réussi à convaincre que les Smartphones tactiles sont plus pratiques que les Smartphones à clavier ne poseront même pas les yeux sur le C6625, pour les autres, la méconnaissance du vieillissant et austère Windows Mobile 6 constituera toujours un frein au quotidien, quant aux utilisateurs de ma catégorie (De mon calibre :p ), je ne saurais trop leur conseiller de ne pas négliger ce mobile.
Au terme de ce test, je rappelle que je n’ai pas tout vu en détail, cela prendrait trop de temps, j’ai sauté entre autres choses l’application de streaming vidéo, et Team Manager qui permet de créer des groupes de programmes. Je retiens surtout que ce téléphone est rapide, qu’il bénéficie d’une très bonne dotation logicielle, d’une excellente qualité de fabrication, d’une puce GPS efficace et d’un clavier bien conçu. Sachant qu’il est affiché à moins de 250 euros et qu’il est même possible en fouillant 2 minutes de le trouver à moins de 200 euros, on a là un Smartphone proposant un très bon rapport qualité/prix.
| +++ | - – - |
| Qualité de fabrication | Autonomie assez juste |
| Performances globales | Prise propriétaire Samsung … |
| Nombreux logiciels et personnalisations | .. et position de cette prise |
| Clavier bien conçu | Potentiellement fragile |
| Qualité de l’appareil photo | Pas de Wifi (Moi ça m’est égal) |
| Légèreté et compacité | Windows Mobile évolue peu |
| Lecteur de cartes mémoires externe | Pas d’application de navigation routière |
| Son prix abordable |

Bruno
/ 3 avril 2010Bonjour, malgres ce superbe article, je n’arrive pas a trouver que logiciel gps est compatible avec mon samsung C6625. Pouvez vous m’aider? Merci d’avance.
Misutsu
/ 4 avril 2010Salut. Il y a par exemple Copilot Live 8 (http://www.alk.com/) ou encore Sygic Mobile Maps (http://www.sygic.com/). Je n’ai essayé que ces deux là mais il y en a sûrement d’autres qui sont compatibles.