Bon bah au final rien ne s’est déroulé comme je me l’imaginais, à commencer par l’alimentation de mon blog, j’avais espoir d’y poster un billet tous les soirs pour la famille, mais avec la fatigue, le manque de temps, et la difficulté de récupérer le wifi dans notre dernier hôtel, autant faire un recap de l’intégralité du séjour d’un seul coup ! Cela sera un peu rapide, mais donnera un bon aperçu …

\\ Jour 0 : Paris CDG, enfin je me casse
"L’important, c’est de ne pas dormir" nous a répété notre précieux guide, ne pas dormir pour se caller le plus facilement possible sur le fuseau horaire du japon. Ne pas dormir, pendant 10 heures .… voilà ce qui aura marqué le premier jour de mon voyage au japon, 10 heures de patience et de fesses engourdies, 10 heures de navettes entre les boissons en libre-service et les toilettes, 10 heures à quémander régulièrement à nos charmantes hôtesses un sandwich ou un cookie pour tenir la distance. Il s’agit de mon premier vol "long courrier" et je ne m’attendais pas à ce que la nourriture soit proposée pour ainsi dire à volonté. Celle-ci était assez bonne d’ailleurs, j’aurais du mal à mettre un nom sur certaines saveurs mais j’ai mangé avec plaisir et à ma faim.
Pour égayer ces foutues 10 heures, un écran tactile rattaché à un télécommande rappelant la wiimote, permet de jouer ou de regarder quelques films récents. Ca tombe bien, je n’avais pas vu Seuls Two et j’avais du temps à perdre.
Au final, mon vol n’a été perturbé que par une brève frayeur due à l’absence de réponse momentanée de la part de mon linker. J’aurais bien été emmerdé de participer à un voyage ayant pour thème le jeu-vidéo, équipé d’une Nintendo DS tout juste bonne à utiliser Pictochat !
Enfin, le voyage s’est terminé sur un petit déjeuner pas dégueu et assez complet. Il fallait bien ça pour se redonner les forces nécessaires à la journée qui s’annonçait.
\\ Jour 1 : Osaka, choc culturel et shopping
Ce premier jour au Japon a donc suivi notre atterrissage, le jour le plus long, à 16h je me croyais à 20h. Un début de séjour tranquille durant lequel notre groupe de touristes a eu pour principale occupation la visite et le shopping dans le quartier de Nipponbashi. C’est ici que j’ai dégusté mon premier véritable repas japonais :
A gauche des raviolis, et à droite un râmen (peut-être)
J’ai pu y visiter un immense magasin de jouets en tous genres ainsi qu’un commerce proposant essentiellement de vieilles consoles et les jeux allant avec, pour finir sur une petite partie dans une petite salle d’arcades (étalée sur 5 petits étage.)
Le changement de culture est immédiat. Des vélos qui ont presque la priorité sur les piétons avec qui ils partagent le trottoir, une politesse "too much" telle que la décrive sans arrêt les touristes et un respect des consignes à la limite de l’obsession, ce dont je reparlerai plus tard.
Parce-que la fatigue pesait et que les pieds devenaient déjà douloureux, nous avons décidé avec un ami d’aller nous faire masser. Lui les épaules et moi les pieds, un massage à l’huile, un vrai régal ! De charmantes masseuses essayant tant bien que mal de me faire la conversation dans un anglais tout à fait honnête et 20 minutes de vraie relaxation. Au terme de ce petit plaisir à 2000 yens, un thé bouillant, et des remerciements à n’en plus finir. Retour ensuite à l’hôtel dans notre auberge de jeunesse situé à Shin Osaka, à quelques stations de train.
La salon de massage / De la fausse bouffe en plastique
L’auberge, parlons-en, est royale, pour un prix très convenable l’espace est immense, les chambres vastes, les couloirs larges, et si le service est réduit au minimum, tout est nickel et pensé pour notre confort ; chambres avec tatami et futons, lits superposés suffisamment haut pour y dormir debout, espace détente avec magazines et mangas, wifi gratuit et bain traditionnel japonais. On peut regretter cependant que la salle de bain ne dispose que d’une seule douche privée (le bain étant collectif … mais pas mixte T_T), cependant cela est aussi un aspect de leur culture intéressant à découvrir, d’autant que c’est très agréable ! (enfin c’est ce que l’on m’a rapporté …)
Avant la fin de la journée j’ai également fait une brève partie de Pachinko, ce fameux jeu typiquement japonais, et carrément chiant. Difficile de lui trouver un quelconque intérêt. Une roue permet de projeter des billes plus ou moins rapidement dans un tableau pavé de petits obstacles dans l’espoir de les voir attendre un orifice central. Atteindre ce trou rapporte plus de billes et vous gratifie de quelques animations. Apparemment, ces pièces peuvent ensuite être échangées contre des objets, mais pour cela il faut passer des heures devant une machine abrutissante en tenant juste une roue dans sa main … et ils en ont des milliers de ces merdes ! Je ne pige pas l’engouement généré par le Pachinko. Voilà une photo d’une salle gigantesque, la Jumbo, une immense usine vous crachant l’équivalent de 4 réacteurs d’avion dans chacune de vos oreilles, remplie à craquer de Pachinkos, sont tous cinglés !!

\\ Jour 2 : Osaka, arcades et arcades
2ème jour, nous quittons la chambre très agréable de la guest house de Shin-Osaka pour effectuer la première grande étape de ce voyage avec la visite de ce qui doit être la plus vielle salle d’arcade en activité du monde, la salle Autobahn située dans le quartier d’Higashi Osaka. Son propriétaire, Monsieur Tanaka nous en a gentiment ouvert les portes tôt le matin, et nous a donné accès à l’étage comprenant les plus vielles bornes de la salle, des machines faisant tourner des jeux cultes et de véritables raretés. Nous avons eu l’occasion de jouer au premier Street Fighters, à une borne 2 joueurs de Space Invaders, K.O.F., des shmup diaboliques et d’autres jeux peu connus, un vrai régal dont j’aurais souhaité profiter plus longtemps :/
Après une pause gastronomique sous la forme d’un ramen, nous nous sommes rendu au pied du château d’Osaka. Ce bâtiment aux allures de temple reconstruit après avoir été réduit en miettes par la guerre puis par une catastrophe naturelle fait vraiment faux, il offre pourtant l’occasion de faire quelques jolies photos de touriste.
Un compromis entre gaming et tourisme qui ne m’a pas déplu pour cette première vraie journée au Japon. Les habitudes et règles de vie des japonais ont commencé par me bousculer puis par m’imprégner à force de me mélanger à la population. Tout ce que l’on peut lire est vrai. Les japonais suivent à la ligne les règles dictées par leur mode de vie ancestrale (par la société nippone ?). La majorité des gens sont très polis (par gens, j’entends ici les commerçants), le japonais ne traverse jamais en dehors des passages piétons, et attend son tour, il est très accueillant mais ne fait pas de faveurs aux étrangers. Le japonais est également très discret. C’est très étrange les tous premiers jours de perdre le contact visuel avec les passants. Les gens ne se regardent pas les uns les autres et ne se dévisagent pas.

Nous passons enfin la soirée dans le quartier d’Umèda, déjà plein de lumières. Ce maillage de ruelles couvertes constitue un énorme centre commercial qui nous a offert notre première salle d’arcade "à la page" du séjour, et notre premier contact avec l’excellentissime Street Fighter IV. Une journée seulement éclairée par les bornes d’arcade, pour un séjour dont le thème est pour rappel le jeu-vidéo
\\ Jour 3 : Kyoto, temple d’or, jardin zen, et boissons no limit
Le lendemain nous filons vers la gare en direction de Kyoto. Celle-ci est à moins d’une heure de train d’Osaka. C’est à partir de là que l’on attend tous un séjour plus orienté vers la culture japonaise traditionnelle avec en premier lieu la découverte du vieux Kyoto.
Et une arrivée les yeux et la bouche grands ouverts tout surpris que je suis d’être accueillie par Astro et le roi Léo.
Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel (qui à défaut d’être confortable m’aura offert une vue sympa de Kyoto), nous filons vers le temple d’or. Il faudrait être vraiment blasé pour ne pas se laisser séduire par la beauté de ce petit temple dont l’entrée est malheureusement très restreinte. Au-delà du temple en lui-même, c’est aussi le jardin qui l’entoure dont la traversée est agréable. Et bien sûr, comme sur tous lieux touristiques, la visite se clôture par un petit marché aux souvenirs.

Notre groupe se pose dans un sushi bar pour déjeuner, vous savez ces restaurants dans lesquels les tables sont disposées autour d’un tapis roulant faisant aller et venir les plat sous votre nez. Il suffit de se servir, et au terme de votre repas, la "serveuse" compte les assiettes pour établir la note sachant que tous les sushis sont au même pris (là ou en France, le thon et le saumon par exemple ne sont n’ont pas les mêmes tarifs.) J’en avais déjà fait un la veille, mais celui-là avait pour particularité de permettre de commander à l’aide d’un écran tactile tous les sushis, les boissons et les dessert que l’on désire manger mais qui tardent à apparaître sur le tapis.
L’après-midi s’ouvre sur la visite d’un jardin zen. L’endroit est calme et reposant, propre à la méditation, à voir au moins une fois. Malheureusement, la trop grande quantité de touristes se déversant simultanément en ces lieux met une grande claque à la spiritualité. Dommage de ne pas avoir pu en profiter correctement car ça vaut le déplacement.
Nous terminons cette journée éprouvante pour les chaussures les chaussettes et ce qui va avec dans un restaurant gastronomique proposant la consommation illimitée (d’alcool accessoirement) pendant 2h, mais pas grand chose à manger. De quoi provoquer quelques scissions au sein du groupe (~)
\\ Jour 4 : Kyoto, le temple Inari et le temple d’argent
La matinée est dédiée à Nintendo. Le staff de Pix’n love a décidé de nous faire marcher sur les traces de ce dealer de jeux-vidéos. Honnêtement tout cela n’avait rien d’intéressant. Pénétrer leurs locaux pour voir comment les employés de Nintendo travaillent aurait été formidable, mais se contenter de prendre des photos des façades du premier local officiel de Nintendo ou d’une de leurs usines est bien triste.
Ensuite nous filons directement vers le Temple Inari que nous aurions dû faire la veille. L’endroit est tout bonnement impressionnant. Imaginez un Temple et ses lieux de prières parcourant le flan d’une montagne de son pied jusqu’au sommet !
La montée est longue et éprouvante. C’est quelque-part dans cette montagne que le sens de "voyage de groupe" s’est perdu puisque que quelques-uns d’entre nous (moi y compris) ont décidé de poursuivre l’ascension au contraire de la majorité qui a préféré redescendre pour aller visiter autre chose. Nous étions 5 à être frustrés à l’idée de ne pas voir les dernières marches de ce temple somptueux, mais malgré toute notre motivation, ce que nous avons cru être le dernier lieu de prière du temple n’en était qu’une étape. Nous avons malgré tout fleuretés avec le sommet de la montagne, et bien que nous n’ayons pas atteins ce dernier, nous pouvons nous consoler d’avoir mangé dans un restaurant qui en plus de profiter d’une atmosphère très apaisante, disposait d’un joli panorama de Kyoto.
Désormais séparé du groupe pour la journée, nous avons poursuivi notre itinéraire improvisé en nous dirigeant vers le temple d’argent à quelques stations de métro de là, sur la proposition d’un des nôtres qui devint par la force des choses notre nouveau guide. J’ai malheureusement bien peu de photos de ces lieux, la faute à la carte mémoire de mon appareil photo qui s’est montrée revêche en fin de journée. Avant d’atteindre le temple d’argent nous avons traversé un vaste jardin de toute beauté qui contenait en autre une immense porte en photo ci-dessous.

Derrière ce jardin, il fallait ensuite remonter l’interminable chemin des philosophes pour atteindre le temple d’argent, mais voilà, tout ferme très tôt au Japon, nous sommes arrivés trop tard de quelques heures seulement … cette longue marche fut cependant animée par la perte du plus jeune de notre groupe de dissidents. Il était certes suffisamment grand pour rentrer par ses propres moyens, mais je ne peux nier m’être montré très inquiet … peut-être moins par sa disparition cependant que par le retard que la campagne de recherche risquait de générer ! En effet le soir même tout le groupe devait se retrouver à l’hôtel pour récupération des bagages avant de prendre le bus en partance pour Tokyo.
\\ Jour 5 : Tokyo, le musée Ghibli et la mairie
L’étape qui a fait de ce formidable voyage un petit cauchemars. J’éprouve un mal certain à récupérer le manque de sommeil, et après une nuit blanche dont je ne suis pas parvenu à estomper les effets néfastes, une seconde nuit blanche est la dernière chose que je souhaitais. Le transfert de Kyoto à Tokyo demandait 6h de car. Je n’ai pas réussi à dormir une seule seconde, je commençais à me sentir faiblard, et c’est à juste titre que le rhume à choisi ce moment précis pour frapper. Entre la grosse fatigue et les climatisations japonaises monstrueuses que j’ai retrouvées jusque dans le car, tomber malade semblait être une suite logique et inévitable.
A partir de là c’est plus à un mangeur de cervelles qu’à un étranger que je devais ressembler aux yeux des charmantes japonaises que je croisais.
Le programme prévoyait la visite du musée Ghibli le matin, une excursion que j’attendais avec beaucoup d’impatiente étant un grand fan des productions de ce studio. L’endroit est vraiment agréable, la décoration y étant très soignée. Ce fameux musée est tout de même loin de ce que je m’imaginais. Je m’attendais à voir un espace immense dont certaines pièces seraient décorées à l’image d’un film ou d’un autre, je m’attendais à pouvoir en apprendre plus sur la genèse d’un Porco Rosso ou de Mes voisins les Yamada, mais au final, ce musée présente deux facettes très différentes du fantasme que je m’étais écrit. Plusieurs pièces illustrent de façon dynamique différentes techniques d’animation utilisées (certains mécanismes sont fascinants), tandis qu’une autre partie est davantage pensée pour amuser les plus petits avec un chat-bus taille réelle.
Les photos étaient interdites à l’intérieur, et la majorité des éléments de ce minuscule musée nous ramenaient essentiellement à Totoro. Hormis la présentation de la dernière production en date, je n’ai retrouvé aucunes traces de Kiki, Mononoke ou des Yamada. C’est un peu comme aller au parc Disney pour y retrouver Mickey et Minnie mais sans tous leurs amis, vraiment dommage.
L’après-midi, après un passage dans un centre commercial franchement pourri de Nakano, nous sommes montés au sommet de la mairie de Tokyo qui a pour particularité d’être installée dans un gratte-ciel comprenant un étage observatoire dont l’accès est gratuit. Il a fallu patienter le temps que le soleil se couche pour profiter de la vue comme il se doit, et cela en valait a peine.
Pour finir la journée, une petite balade dans les allées du temple Sensoji situé près de notre hôtel (Quartier d’Asakusa) qui lui aussi gagne en beauté la nuit tombée.
\\ Jour 6 : Tokyo, et son Game Show
Attention, point d’orgue du séjour. Journée consacrée au TGS, le Tokyo Game Show. Est-ce qu’il s’agit du plus gros salon du jeu-vidéo au monde ? Est-ce l’E3 le plus gros ? Est-ce le salon de Leipzig ? Bref, de ces trois évènement je n’aurais connu pour le moment que le TGS et quel salon ! Les files d’attentes sont impressionnantes, et pourtant l’entrée se fait tout en douceur. Il faut rappeler que cela se passe au Japon, là ou les gens sont pour la plupart très disciplinés et où les organisateurs de tels évènements savent gérer les flux importants de visiteurs avec une facilité dont les français ne peuvent que rêver.
Une fois à l’intérieur, je dois bien reconnaître que l’excitation est vite retombée. Je m’attendais à quelque-chose de festif, à pleins de goodies, à une passion du jeu-vidéo exacerbée, mais le TGS n’est au final pas bien différent de notre Festival JV français, si ce n’est qu’il est beaucoup plus grand et tape à l’oeil. J’ai même envie de dire que je me suis plus amusé au Festival JV ! Le problème qui se pose rapidement avec le TGS est la quantité importante de visiteurs pour seulement 2 jours d’ouverture au grand public. Résultat, des files d’attente d’une heure minimum. Il a bien fallu ça pour me permettre de jouer à Resident Evil 5 … Ah oui c’est vrai ça, j’ai joué à Resident Evil 5 ! Trop fort ! Avec ça et Street Fighters IV, c’est sûr, je me rachète une bruyante Xbox 360 pour mon noël 2008.
Au TGS il y a beaucoup de babes, des stands démesurément grands, et pleins de jeux en avant-première, mais contre toute attente, pas de Nintendo DSi. Nintendo n’était même pas présent sur le salon. J’aurais bien réclamé le remboursement de mon billet, mais si parler le japonais est un défi, se plaindre dans cette langue reste un art qui m’est inaccessible :p
Il faut aussi que je vous montre le plus bel écran de tout le salon et le plus bel écran que j’ai vu de ma vie ! Il était au stand Xbox360, et j’ai eu tout le loisir de l’admirer pendant que j’attendais de jouer à Mirror’s Edge. Il diffusait par alternance des démos de jeux et une série de trailers rythmés par une musique d’enfer. J’en bave encore …
\\ Jour 7 : Tokyo, Akihabara, Tokyo Dome et Shinjuku
Le septième jour, le jour du seigneur, le jour dont je rêvais depuis bien longtemps tout geek que je suis, le jour où je pose enfin le pied dans le quartier d’Akihabara.

La Mecque du Hi-Tech. Ma première visite en ces lieux s’est principalement tenue à la découverture de la "boutique" Yodobashi Akiba, une espèce d’énorme Darty puissance 10. Un bâtiment énorme sur presque 10 étages ayant pour chacun un thème ; la Hi-Fi, la vidéo, la photo, l’informatique, le jouet, l’électroménager etc … Passer en revue tout ce que ses centaines de rayons ont à proposer prendrait des heures entières.
C’est bien beau tout ça mais il faut bien s’arrêter pour aller manger. Un petit Burger King ? Il aura fallu que je parte au Japon pour goûter enfin leurs burgers et pouaaaaa c’est crade !!!

Après cette courte visite du quartier que je me suis promis de poursuivre le lendemain, nous sommes allé au Tokyo Dome, puis dans le quartier de Shinjuku. Le premier est un mix entre parc d’attraction et centre commercial, le second un quartier branché. Nous sommes arrivés au Tokyo Dome alors que la nuit était déjà tombée, nous aurions pu tourner les talons si un marchand de glace n’avait pas eu la bonne idée de faire frétiller nos papilles. Mmhhh la bonne glace faite sur place, un régal à déguster tout en admirant un petit spectacle d’eau.
Shinjuku quant à lui est un quartier assez sympathique, très jeune, très animé, très flashi, très hot. J’y ai croisé des rabatteurs qui ne savent vous aguicher qu’en martelant "sex" à vos oreilles … d’un autre côté c’est vrai que cela est bien suffisant. C’est là qu’on prend conscience que tous ces japonais si polis et obéissants le jour, lâchent la pression sans retenue le soir.
\\ Jour 8 : Tokyo, Akihabara et dîner d’adieu
Dernier jour sous le signe du shopping. Il est temps d’arpenter consciencieusement les rues d’Akihabara et de profiter de la proximité de notre hôtel avec une allée bourrée à craquer d’échoppes à souvenirs pour sortir la caillasse.
Akihabara est un drôle d’endroit finalement. On y trouve beaucoup moins de matériel informatique que je l’aurais cru et mis à part ces énormes centres commerciaux étirés sur plusieurs étages, la plupart des boutiques sont de véritables bazars vendant un peu tout et n’importe quoi. Et dans tout ce bordel il est difficile de distinguer le neuf de l’occasion. Tout ces petits magasins vendent d’ailleurs énormément de produits d’occasion. Ils se présentent tous plus ou moins de la même façon, une petite boutique aux allées étroites mais toujours sur plusieurs étages. Un étage pour les accessoires informatique, zou l’ascenseur, un étage rempli de jouets, zou l’escalier, un étage porno accessible même au plus petits, zou pfff l’escalier pfff, un étage consacré à la revente.
L’heure du dîner venu, nous retrouvons le groupe pour un dernier festin gastronomique avec alcool no limit. Même si j’ai préféré passer les derniers jours loin du groupe, j’avoue qu’il est agréable de tous se retrouver, mais surtout dans le cas d’un groupe éclaté en plusieurs petites factions de touristes en quête de dépaysement, de partager l’expérience de la journée.
Malgré tout, je m’éclipse pour passer mes dernières heures au Japon dans une salle d’arcade voisine. J’ai passé un bon moment à me laisser arnaquer par ce jeu vous savez bien, celui qui marche avec des jetons. Un plateau est couvert de jetons poussés lentement vers un gouffre qui les ramènent à vous, l’objectif, balancer des jetons au bon endroit et avec le bon timing pour faire pousser les autres jetons et faire tomber toujours plus de jetons pour jouer plus de jetons qui rapportent des jetons à leurs tours. Ce jeu me fascine, mais il arrive un moment où l’on prend conscience que c’est nul, alors on se lève et on demande à changer tous ces jolis jetons contre un lot, une peluche à la con, un paquet de bonbons, un petit bidule quoi … hein quoi … je … pardon ? No change ? Comment ça no change ? Pas de sous ? Pas de petits porte-clés ? Purée, on appelle notre guide japano-compétent qui confirme, au Japon on joue pour jouer c’est tout. J’ai bien failli jeter mon sot de pièces à la gueule du jeune commis aux machines à jetons, mais par dépit je me suis contenter de laisser ma cagnotte traîner quelque-part dans la salle.
Pour me calmer je rejoins les autres membres du groupe qui ont quitté la table eux aussi pour s’affronter sur Street Fighter IV. En réalité, cela aura été du 1 contre le reste du monde. Vous le voyez le petit gars à la casquette. Il nous a balayé les uns après les autres, un américain de passage compris, accumulant un total de 27 victoires consécutives. Toutefois, relativisons, il n’a pas eu à faire à un pur joueur japonais de la mort de ouf, et quant à moi, j’ai eu beau lui offrir un petit challenge avec mes enchaînements de petits et moyens coups, tant que je serais incapable de sortir un simple hadoken avec ces foutus joysticks je resterai à jamais le joueur le plus pourri des salles d’arcades du monde entier.
\\ Jour 9 : Le temps du retour
Je commençais à me remettre doucement du manque de sommeil, à prendre le pas sur le rhume, à prendre mes marques dans la vie japonaise, et voilà qu’il faut repartir.
Au-revoir le Japon, les distributeurs de boissons tous les 10 mètres et les superettes ouvertes 24h/24, au-revoir les robinets automatiques et les toilettes à jets, au-revoir les jeunes filles en jupettes et en shorty minuscules, au-revoir les salles d’arcades et le retrogaming, au-revoir les paquets de mouchoirs distribués dans la rue et les feux rouges qui durent 5 minutes, au-revoir les plats en plastique et l’absence de pourboires, au-revoir tout ça on se reverra c’est certain ! Le Japon est un pays trop beau trop différent trop riche pour se contenter de cet échantillon culturel.
Il faut absolument que j’y retourne en prenant le temps de visiter une ville comme Tokyo et de voir un petit bled comparable à ma ville de banlieue. Je veux voir un match de Sumo et peut-être le mont Fuji. Il y a tant de choses à voir dans un pays dont l’histoire est si vieille que ça en donne le tournis !
Quoi qu’il en soit, le Japon est une destination coûteuse mais qui vaut largement le prix du billet d’avion et le coût d’une chambre un rien confortable. C’est un voyage à faire absolument, au moins une fois. Merci le staff de Pix’n Love, c’est grâce à vous que j’ai pu voir tout ça !